Le 13 septembre 2008 Distribution Cartables à Jnan Mass

Posté par timijja le 13 septembre 2008

 

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13 septembre 2008 Distribution Cartables à Khénifra

Posté par timijja le 13 septembre 2008

 

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Timijja invité par le Rotary Club Casablanca – Anfa

Posté par timijja le 10 septembre 2008

Le 10 septembre 2008, avant l’opération cartables, Timijja a été invité par le Président du Rotary Club Casablanca Anfa.

Nous avons assisté à une soirée de travail, vraiment très interréssante.

Nous avons constaté la réalité des aides proposées par le Rotary Club Casablanca – Anfa.

Nous félicitons ce Rotary Club et son président pour sa forte implication.

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Le 13/09/2008 Opération Cartables

Posté par timijja le 3 juin 2008

    

La prochaine Opération Cartables aura lieu le 13 septembre 2008

 à Khénifra 

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Vous souhaitez participer à cette Opération Cartables.

Pour vous inscrire, envoyez nous le formulaire suivant :  

  • En précisant votre nom et votre email 
  • En copiant dans le message le texte suivant : je souhaite participer à l’Opération Cartables du 13 septembre 2008

     

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Le 2ème printemps de TAÏMATE à Khénifra

Posté par timijja le 3 juin 2008

 

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Le 2ème Printemps de Taïmate

Khénifra (Moyen Atlas, Maroc), 15-16 Mai 2008

 

         Le Printemps de Taïmate Edition 2008, consacré au thème « Mondialisation et partage des cultures », a connu un franc succès tant par son volet social que son volet culturel. En outre, cet évènement a vu cette année la présence d’un nombre plus important de participants spécialement déplacés de l’étranger (Belgique, Congo, France, Monaco, Roumanie, Suisse).

         Le programme a commencé par l’arrivée des participants internationaux le Mercredi 14 Mai à Casablanca. Un dîner de bienvenue fut organisé par le Rotary Club Casablanca Anfa, au cours duquel une conférence sur « les conflits en Afrique : responsabilité de la communauté africaine ou internationale ? » fut donnée par Didier DOUCET (Expert français des affaires africaines auprès de l’ONU).

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         Tôt le matin du Jeudi 15 Mai, tous les participants, casablancais et étrangers, ont pris le car vers Khènifra, via la ville de Khouribga où une pause « thé – tafarnaout (pain cuit sur la pierre) » était prévue. Après l’arrivée à Khènifra, l’installation et le déjeuner à l’hôtel, tout le groupe se rendit sur le chantier de la Maison de Culture et du Développement Durable, projet phare de Taïmate qui en espère l’inauguration au prochain Printemps, en 2009.

         Le rendez-vous fut ensuite donné à la Chambre de Commerce et d’industrie de Khènifra, pour une remise émouvante de chaises roulantes à 20 handicapés : action organisée en collaboration avec la section casablancaise de l’Association Grand Atlas (Maroc) et Gateway Medical Alliance (USA). Parallèlement, les étudiants de l’Université de formation interprofessionnelle de Nice (UFIP, France) offraient des jouets aux 30 petites et petits qui, durant toute la journée de ce Jeudi 15 Mai, avaient participé à l’opération « propreté de Khènifra ».

         Le volet culturel démarrera à 18h30 avec l’ouverture officielle par le Président d’honneur de cette édition 2008, le Sénateur Gabriel NZAMBILA (Congo) et la présidente de Taïmate Saïda TIJANI-SMIRES.

C’est le politologue Antoine SFEIR qui animera la conférence inaugurale autour du thème « Mondialisation et identité ». Après le débat, les participants furent invités à un dîner marocain animé par une troupe du folklore du Moyen Atlas (« les Chikhates »). Durant ce dîner, les élèves de l’UFIP remirent à Taïmate un don pour contribuer à ses actions sociales.

         Durant la matinée du Vendredi 16 Mai, le Printemps de Taïmate poursuivra ses travaux autour du thème central « Mondialisation et partage des cultures » : la dimension artistique (Françoise LALANDE, Belgique) – quelles spiritualités à l’ère de la mondialisation ? (Didier DOUCET, France) – mondialisation des technologies de l’information (Denis GOUZEE, Belgique) – l’approche genre (Khadija ROUISSI, Maroc) – économie et culture, quel partage face à la mondialisation ? (Philippe BOHELAY, France) – le développement durable vu par la créativité (Michel SINTES, Suisse).

         Durant cette même matinée, les élèves du lycée Louis Massignon de Casablanca s’étaient déplacés dans le village de Jnane immas (à 26 kms de Khènifra, sur la route des sources Oum Rbii) pour venir en aide aux écoles de cette région. Ils seront rejoints vers 14h par les participants au Printemps de Taïmate, pour également se rendre compte des besoins des écoles de ce village en vue d’actions futures, et ensuite manger un couscous berbère face à la montagne, en plein Moyen Atlas.

         De retour à Khènifra en fin d’après-midi, les participants purent visiter la médina de Khènifra et faire quelques des achats en souvenir de leur passage. Le dîner eut lieu chez l’habitant, en pleine médina aussi, autour d’une soupe traditionnelle (« harira »), puis un tajine de Kefta (viande hâchée et œufs).

         Le Samedi 17 Mai, le car quitta Khènifra vers 10h, vers la région d’Oued Zem où une importante action « eau » rotarienne est en cours de réalisation. Là aussi, la population reçut tout le groupe pour lui offrir, comme veut la coutume, du miel et du beurre, et ensuite le couscous.

         C’est vers 18h que l’arrivée à Casablanca eut lieu, et où une réunion des participants était prévue vers 20h avec dîner. Le lendemain, Dimanche 18 Mai, les retours dans les pays respectifs étaient organisés, avec l’émotion plein le cœur et l’esprit.

         Rendez-vous est donné au Printemps de Taïmate 2009 …

 

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Khénifra : Septembre 2007 – L’anniversaire de Jacques, notre secrétaire

Posté par timijja le 25 avril 2008

L’anniversaire Surprise de notre secrétaire organisé et offert par l’Association Taïmate

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Le Pays de Khénifra – L’Association TAÏMATE

Posté par timijja le 6 mars 2008

 

Le Pays de Khénifra – L’Association TAÏMATE

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•1)  Un territoire rural de moyenne montagneLogé au coeur du Moyen Atlas, le territoire rural de Khénifra dépend administrativement de la Province du même nom (équivalent à un département français) et de la très grande Région Meknès-Tafilalet (équivalent à une région française).Plus proche d’un gros bourg rural que d’un chef lieu urbain, la petite ville de Khénifra est située à une heure trente au sud de Meknès et se trouve relativement enclavée entre le plateau central et les contreforts lointains plus au sud du Haut Atlas. Son climat est continental avec de très fortes amplitudes de températures hiver (-5° en moyenne) comme été (36° en moyenne). Elle est surtout au coeur d’un espace central, considéré comme le château d’eau du Maroc avec un fleuve important et ses nombreux affluents l’Oum Erabia (littéralement « mer du printemps », dont le débit avoisine celui de la Seine).Haut lieu historique et culturel du pays berbère Zayane, sa population d’environ 70 000 habitants en fait la capitale de son arrière pays dont les caractéristiques sont celle d’un milieu de moyenne montagne, parsemé de nombreux petits villages ruraux isolés.•2)  Une économie rurale essentiellement agricole et forestièreSon économie est essentiellement agricole (arboriculture fruitière, culture de l’olivier, céréales, élevage…) utilisant une forte main d’oeuvre locale (48,4 % de la population active), les services d’action sociale et sanitaire étant le deuxième pourvoyeur d’emplois. Quant à l’industrie et au secteur du bâtiment / travaux publics, ils représentent respectivement 10,7% et 7,5% de la population active.Ce rapide panorama économique ne doit cependant pas faire oublier la spécificité forestière du secteur et particulièrement son importance pour la région et le Maroc avec la présence du cèdre, contribuant fortement au développement local, malgré sa fragilité pour cause de surexploitation.Sur le plan touristique enfin, le territoire recèle d’un vaste potentiel « nature » largement sous-exploité et composé essentiellement de ressources naturelles autour notamment des cédraies, des lacs et du patrimoine cynégétique.

3) La stratégie de développement et l’organisation du territoire

A l’instar de la mutation démocratique telle qu’elle est appuyée par une forte volonté politique de modernisation du Royaume, le territoire rural de Khénifra bénéficie des effets de la stratégie nationale et du dispositif territorial mis en place, tant sur le plan social, économique ou culturel. En outre, si l’essentiel des démarches est descendante, une véritable dynamique locale semble répondre à la reconnaissance et à la valorisation de l’identité culturelle berbère (création de l’institut royal Amazigh)

  • Citons tout d’abord l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), lancée au sommet de l’Etat en mai 2005 ayant pour objectifs de réduire la pauvreté, particulièrement forte en milieu rural et de soutenir les dynamiques locales en faveur de la cohésion sociale. L’INDH est surtout une démarche territorialisée depuis 2006, ciblant 400 communes rurales et 250 quartiers urbains. Le territoire rural de Khénifra compte exactement 13 communes rurales bénéficiaires. En terme d’organisation territoriale, c’est le comité provincial de développement humain qui gère la gouvernance locale à l’image d’un groupe d’action locale. Présidé par le gouverneur (similaire à un préfet de département), ce comité rassemble des collectivités territoriales, des services déconcentrés et des associations locales. Doté d’une enveloppe financière propre, son rôle est d’instruire les projets à enjeux locaux avec des priorités décidées sur place.
  • C’est en outre la mise en oeuvre de la « stratégie de développement rural 2020 », fondée sur une approche territoriale et des initiatives locales. Cette démarche met en avant le « développement intégré » avec des objectifs de développement durable et de participation des acteurs locaux. C’est le cas du projet de Pays d’accueil touristique de Khénifra qui doit voir le jour dans les prochains mois. En outre, les responsables locaux expérimentent de nouvelles méthodes d’approche et de partenariat en vue des définitions de programmes. Ainsi avec l’aide du programme MEDA II (2000-2006), une expérience intitulée « développement rural participatif dans le moyen atlas » a permis à douze « douars » (villages ruraux) d’unir leur efforts pour à la fois améliorer les conditions de vie et mettre en oeuvre une gestion rationnelle des ressources naturelles. Cette participation a vu la naissance d’une nouvelle gouvernance au travers de comités villageois ou d’associations de gestion et d’aménagement de terroir (Agat)

Au-delà de ces deux principaux instruments publics, le territoire rural de Khénifra est le terreau fertile de nombreuses initiatives portées par le monde associatif et des ONG partenaires du développement local.

4) L’association Taïmate au service du développement éducatif et social du territoire

Créée officiellement en juin 2004 mais oeuvrant sur le terrain depuis 2000, l’association Taïmate (fraternité en berbère) qui a son actif plusieurs actions dans le domaine socio-éducatif, souhaite avec le projet « Rendez-vous 21 » consolider un partenariat sur la question de l’éducation au développement durable. Partenaire local de l’INDH, elle lance en mai 2007, le premier « Printemps de Taïmate » point d’orgue d’une démarche de projet très participative et de contribution au développement durable du territoire de Khénifra. La femme, l’enfant, et la promotion de la région sont ses leitmotivs.

Pour l’année en cours (Septembre 2007-Septembre 2008) :

  • elle a réalisé le 8 Septembre dernier, l’opération annuelle « distribution de cartables garnis » (1200 cartables) et des habits pour les enfants (1000 joggings)
  • le 3 Novembre 2007, elle organisera le 1er Séminaire préparatoire de RV21 en partenariat avec les deux Parcs Naturels Régionaux d’Auvergne (Volcans d’Auvergne et Livradois-Forez), les trois Vallées (Corse), et avec l’appui de la Province de Khénifra – Le même jour, Taïmate organise en parallèle une journée de sensibilisation de la femme au Code de la Famille
  • dans le courant de ce mois d’Octobre, Taïmate lance également les travaux d’aménagement de l’ancienne église de Khénifra qui est désacralisée, en vue d’en faire une « Maison de la Culture », (c’est le projet phare de Taïmate)
  • en Février, Taïmate organisera la journée annuelle culturelle pour 100 enfants (ateliers, spectacle de marionnettes …)
  • du 3 au 6 Mars : ce sera l’action « reboisement »
  • le 26 Avril : l’action « sensibilisation à la propreté » (civisme)
  • en Mai (vers les 15-16-17), l’association organise le 2ème Printemps de Taïmate (tables rondes, débats, animation culturelle, etc.) avec la présence de participants internationaux
  • la soirée de Gala annuel de Taïmate a lieu généralement en Avril-Mai, et à Casablanca
  • en Septembre 2008 : ce sera la prochaine opération distribution de cartables garnis (prévision : au moins 1200 cartables.

Contacts :

Mme Saïda SMIRES, Présidente de l’association TAIMATE aziz.smires@menara.ma

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Casablanca : Septembre 2007

Posté par timijja le 10 septembre 2007

Le 5 septembre, Jacques (le secrétaire) et Xavier (le trésorier) dans le taxi qui nous conduit de l’aéroport Mohamed V à Casablanca

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Visite de la magnifique Mosquée Hassan II

Septembre 2007 : Visite de la Mosquée HASSAN II
Album : Septembre 2007 : Visite de la Mosquée HASSAN II

19 images
Voir l'album

   

 Pour en savoir plus sur la Mosquée Hassan II cliquer ici

 

Hôtel ou a été réalisé en 1942 le film de légende dans l’histoire du 7ème art « Casablanca »
avec  Ingrid Bergman et Humphrey Bogart 

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Pour en savoir plus sur ce chef d’oeuvre cliquer  ici ou ici

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Khénifra : Conférence du 16 septembre 2006

Posté par timijja le 16 septembre 2006

 

Conférence du 16 septembre 2006

 

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Khénifra – Cité Rouge dans une Terre Rouge

 

Opération «Cartables pour les enfants de Khénifra»

 

Hubert Mertens – Khénifra le 16 septembre 2006

 

Monsieur le Gouverneur de la Province de Khénifra,
Messieurs les Officiels de la Province de Khénifra,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Mes Chers Amis,

Aziz m’a demandé, dans le cadre de cette journée cartables, de vous présenter un travail sur Khénifra, ce que j’ai accepté avec grand plaisir.

Mon objectif est de présenter, sans ambition et avec simplicité, à ceux qui ne la connaissent pas, ou si peu, la ville de Khénifra et sa Province.

Je vous demande beaucoup d’indulgence pour ce travail, perfectible et certainement très incomplet.

Khénifra, cette ville du Moyen Atlas, sur les rives du fleuve l’Oum-Er-Bia est appelée « la Ville Rouge », de la couleur Carmin de la terre qui sert pour ses constructions.

C’est ainsi qu’est présentée Khénifra dans la plupart des guides touristiques.

Citée rouge dans une terre rouge, telle apparaît Khénifra

Je suis toujours surpris et émerveillé, à chaque fois que je reviens ici de redécouvrir, encore et encore, cette terre rouge, et sa verdure qui l’entoure. Rouge et Vert, couleurs du drapeau national Marocain, tout un symbole.

Khénifra est une ville enclavée du Moyen Atlas, ancienne capitale des Zayanes, tribu Berbère, située entre 4 grandes montagnes, Bamoussa à l’Ouest, Akilal à l’Est, Bouhayati au Nord et Jbal Lahdid (Montagne de fer en Berbère) au Sud.

La Province de Khénifra est considérée comme la Perle des Montagnes Marocaines et la Capitale des Lacs.

Elle s’intègre à la fois dans le Haut Atlas et le plateau central, d’où son relief accidenté où alternent la montagne et les plateaux, dont l’altitude varie de 800 à 2 800 mètres. Les sommets les plus élevés le jbel Ayachi (3 757 m) et Moâsker (3 277 m).

Elle est aussi considérée comme le Château d’Eau du Maroc. Les plus importants fleuves du pays y prennent naissance : Oum Er Bia, Oued Moulouya, Oued Grou, Oued Ksiksou et Oued Boukhmira. Le débit de l’Oum Er Bia avoisine celui
de la Seine avec 114 m3/s. On y trouve de nombreuses cascades ainsi que plusieurs lacs : Aguelmane Aziza, Sidi Ali, Tiglmamine, Ouiouane.

La forêt de Cèdres d’Ajdir, (à 30kms de Khénifra), est considérée parmi les plus grandes forêts cédrières du monde. Certains Cèdres sont âgés de plus de 2 millénaires. Le Cèdre de l’Atlas, d’une hauteur de 50m, plus érigé et élancé que le cèdre du Liban, est l’essence forestière noble du Maroc.

3 Cèdres ainsi que 3 couleurs le Vert, le Jaune et le  Rouge, sont les symboles présents sur les armoiries de la Province de Khénifra.

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Le climat continental de cette région, y est très froid en hiver et très chaud en été. Pour ma part j’y ai connu des hivers glacials et enneigés et des étés brûlants (52° à l’ombre).

Cette Province fait partie de la Région Meknes-Tafilalet, à 160 kms de Fès et à 300 kms de Marrakech

Quelques chiffres sur la Province de Khénifra :

  • Population : 523 000 habitants (Urbaine : 273 000 habitants – Rurale : 250 000 habitants)
  • Superficie : 12 320 kms2
  • Altitude : 860 m

Khénifra, ce n’est pas que de la terre rouge, de l’herbe verte, des fleuves, des lacs, des montagnes, des forêts, de la neige et du soleil.

C’est aussi, une Histoire riche et complexe, des Hommes, et des Traditions.

Berbère

Le berbère est à l’origine une langue du groupe afro-asiatique coté eurasien, représentée aujourd’hui par ses variantes parlées par les Berbères. Ces variantes sont présentes depuis les îles Canaries jusqu’à l’Égypte, en passant par l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, le Niger et le Mali. On dénombre une trentaine de variétés. Le berbère possède son propre système d’écriture que les Touaregs ont conservé : le tifinagh.

Certains dialectes berbères empruntent plusieurs termes à l’arabe, au français et également à l’espagnol. Entre autres des noms modernes et des expressions courantes. Les dialectes arabes empruntent également certains de leurs termes au berbère.

Cette langue est aujourd’hui parlée par plus de 20 millions de berbère.

Le Maroc est le premier pays berbérophone.

Le chleuh est parlé par les Chleuhs dans le Haut Atlas et dans l’Anti-Atlas au sud, et la plaine du Souss. C’est la langue berbère est la plus parlée, entre 8 à 10 millions de locuteurs.

Le zayane est parlé dans le Haut et le Moyen Atlas de Khénifra à Taza, ainsi qu’au centre du royaume du maroc.

Le rifain est parlé par les habitants de la région du Rif au nord du Maroc (Nador, Al-Hoceima, Tanger, Tetouan, Taza, Oujda…).

Le ghomara, est parlé les Ghomaras situés dans le Rif occidental jusqu’à la côte atlantique, Asila et Ksar Elkebir.

La Culture Zayane

Les Zayanes ou Zayanis sont une tribu berbère de la région de Khénifra, qui vivaient dans les montagnes. Leur espace vital va de la grande cédraie d’Ajdir jusqu’à Boujaad frontière des tribus arabophones. Les Zayanes, nomades, se déplaçaient deux fois par an : en hiver vers la plaine, où les conditions climatiques sont clémentes, et en été vers le Jbel.

Les tribus Zayanes sont connues par leur ténacité guerrière surtout lors de la colonisation sous la conduite de Mouha ou Hammou Zayani qui avait mis les français en difficulté lors de la conquête de Khénifra.

La société Zayane est organisée selon le principe patriarcal, où le père joue un rôle primordial au sein de la famile, sans négliger le rôle de la femme qui bénéficie de certains avantages avant et pendant la colonisation : la femme (Itto) de Mouha ou Hammou Zayani, qui avait joué un rôle au côté de son mari lors de la bataille d’Elhri le 13 novembre 1914, mérite d’être mentionneé.

Les premiers berbères Zayanes ne pratiquaient pas la construction, de par leur caractère pastoral, cela ne représentait aucun intérêt. Ils sont en perpétuel déplacement à la recherche de l’eau et des pâturages, et ce malgré la richesse du Moyen Atlas en eau. Les sécheresses étaient à l’origine des guerres intertribales, parfois au sein d’une même tribu.
Les berbères Zayanes habitaient dans des tentes tissées en fibres de poils de chèvres : elles sont hermétiques et supportent les hivers les plus rigoureux.

L’introduction du système capitaliste lors de la colonisation ayant changé leur mode de vie, une grande partie de la population a tendance à se sédentariser, la construction en dur se substitue aux fameuses tentes.

Tradition Equestre

Le cheval chez les berbères Zayanes représente un symbole rituel, qui s’enracine dans leur tradition guerrière. Cette tradition virtuose est personnifiée dans la Fantasia, rendue célèbre par les fameux tableaux d’Eugène Delacroix.

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Fantasia Marocaine – 1832

Carnets du Maroc

Eugène Delacroix

La Fantasia est l’expression artistique qui rappelle le glorieux passé guerrier, qui stimule l’inconscient par l’odeur du Baroud et de la poussière embaumant l’esprit du spectateur et le fait entrer en transe.

La Fantasia réunit trois symboles berbères, fondements de leur culture :

  • le cheval, symbole de l’indépendance et de la force;
  • le fusil qui, par son feu, maintient la liberté;
  • la femme, sans qui la tribu s’éteindrait.

La Fantasia est une tradition ancestrale qui reproduit les glorieux assauts de la tactique militaire berbères. A une vive retraite succède une attaque fulgurante.

Les cavaliers répondent à des critères spécifiques :

  • Le dressage des chevaux,
  • La monture du cheval,
  • La maîtrise du déroulement de la parade dans un enchaînement cohérent,
  • Le respect du tir simultané.

Ces prouesses exigent la possession d’une technique équestre rigoureuse,du courage et de l’habilité.

Artisanat

La femme berbère en général est un artisan qui vénère la laine depuis la toison jusqu’au stade final de la fabrication Elle est douée et fait appel à ses facultés sensorielles, esthétiques et artistiques.

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Femme Berbère – Tapis Zayane

Lac Aguelmame Aziza – 1980

Hubert Mertens

Le tapis berbère est l’expression de la créativité de la femme. Il s’agit là d’une symbolique à décrypter qui a fait l’objet de nombreuses recherches. On peut citer Paul Vandenbroeck qui a écrit un ouvrage remarquable sur le tapis « l’art des femmes berbères ». Le tapis berbère prend une dimension expressive pour chaque tribu.

Histoire de Khénifra

Références :

  • Maurice Le Glay : Récits Marocains de la Plaine et des Monts
  • Saïd Guennoun : La Montagne Berbère – La voix des Monts

L’histoire de Khénifra est liée à deux monuments classés historiques par le Ministère de la Culture Marocain en tant que patrimoine national

  • La Casbah de Mouha ou Hammou Zayani, bâtie par le sultan Almoravide Ibu Tachfin sur le bord d’Oum Errabiaa, restaurée par le sultan Alaouite Moulay Ismaïl en 1688
  • Le Pont sur l’Oum Errabiaa dit « Portugais », probablement construits à la même époque que la Casbah de Khénifra. Historiquement, la présence portuguaise n’a jamais été mentionnée dans des manuscrits de l’époque. Ce pont est toujours érigé malgré les nombreuses crues qu’il a du subir. Une légende s’est forgée autour du vieux pont : on dit qu’il est « construit avec des œufs ».

La Casbah de Mouha ou Hammou Zayani et le Vieux Pont Portugais marquent la conscience des Khnifris où le présent et le passé s’entremêlent dans la conscience collective de ses générations.

En 1877, avant l’arrivée des soldats du Sultan Moulay Hassan I, Khénifra n’était rien d’autre qu’un point de transition de transhumance entre la plaine et le Jbel. C’est à partir de là que Khénifra prendra sa dimension de ville.

En juin 1914 : La ville de Khénifra, a été prise par les légionnaires, (composés de Sénégalais, d’Algériens et de Goumis Marocains), sous le commandement de Richard d’Ivry qui avait acquis une réputation légendaire au cours de la campagne du Maroc.

Le 13 novembre 1914 : Trois mois après cet événement, une contre attaque aura lieu à Elhri (village situé à 20 kms de Khénifra). Cette Bataille, engagée imprudemment par le Colonel Duverdier, à l’assaut du campement du rebelle Mouha ou Hammou Zayani, s’est soldée par la victoire des Zayanes et d’autres tribus berbères voisines pour la première fois unifiées. Cette victoire symbolise la gloire des tribus et le grand prestige que s’est forgé Mouha ou Hammou Zayani où la colonne du Colonel Duverdier fut quasiment anéantie. La riposte coloniale ne tarda pas à se manifester par le déploiement de sa panoplie militaire. Le Zayanes isolés se réfugièrent dans les montagnes.

Le 2 juin 1920, le Pacha Hassan se soumet au Général Poeymirau, très proche collaborateur du Maréchal Lyautey.

Le 20 août 1955 : l’anniversaire de la déposition du roi Mohammed Ben Youssef provoque une insurrection à Khénifra, Oued Zem, Immouzer, Maroucha, Ait 1lahem et Casablanca. Événement marqué par une répression massive sur ordre du Général Gilbert Grandval. Cette journée fut sanglante pour la population de Khénifra, ainsi que pour les tribus Zayanes qui avaient encerclé la ville. Le Général Gilbert Grandval est tué dans les montagnes de Khénifra le 22 août 1955 lors de l’explosion de son avion.

Je me rappelle parfaitement de ces événements d’août 1955 pour les avoir vécus de l’intérieur.

1956 : Retour de sa Majesté Mohammed V de son exil à Madagascar.

Souvenirs Souvenirs

Khénifra pour moi, c’est une multitude de souvenirs et d’images, de couleurs, de bruits et d’odeurs.

J’y suis né en mai 1949, d’une mère française née à Tours et d’un père belge né à Bruxelles.

A cette époque, en 1949, Ma mère était cuisinière à l’hôtel de France et mon père légionnaire.

Aujourd’hui le 16 septembre 2006, Je me rappelle :

  • La terre rouge sang de Khénifra et son herbe verte
  • Mes amis d’enfance marocains avec lesquels je m’amusais
  • Fatima qui s’est occupé de moi, alors que ma mère travaillait. Son couscous fait avec amour grain de semoule par grain de semoule. Elle est toujours à Khénifra, j’ai passé un moment avec elle aujourd’hui
  • Les chasses au sanglier
  • l’Oum er Bia dans lequel je me baignais avec grand plaisir
  • Son pont Portugais qui a résisté à toutes les crues
  • Ses lavandières sur ses rives
  • La place Zayane devant l’école ou j’allais et venais tous les jours à pied, quelque soit le temps
  • La compagnie de transport CTM (Compagnie des Transports Marocain). Mon père y était comptable après avoir quitté la légion étrangère
  • Le quartier « Far Ouest » ou j’habitais
  • Les eucalyptus et leur suprême odeur
  • Les figues de barbaries que je mangeais au bord des routes avec gourmandise
  • Les tapis Zayanes, avec une épaisse laine, qui avait les couleurs de la place. On pouvait ainsi savoir à quelle époque de l’année ils avaient été fabriqué
  • Les familles amis. Certaines sont encore présentes à Khénifra
  • Des chaleurs torrides en été, 52° à l’ombre, il n’y avait pas un chat dehors. Nous dormions à même le sol sur un carrelage trempé d’eau
  • Des hivers très froids et de la neige, Moyen Atlas oblige
  • Le lac Aguelmane Aziz ou nous allions nous baigner et nous rafraîchir
  • Le Père Peyriguère d’El Kbab, disciple du Père de Foucault, qui venait manger à la maison, qui à fait beaucoup pour nos frères Marocains
  • Le Père Jean Hunot, et l’église qu’il a construite, sur les hauteurs de Khénifra, chez qui j’ai vu mes premiers films, les 3 petits cochons, en noir et blanc dans les années 50. Cette église a brûlé, accidentellement, le 26 septembre 1980.

Certains d’entre vous ont pu visiter aujourd’hui, le site de cette église brûlée, qui sera celui de la future « Maison de la Culture » de l’Association Taimate. Cette « Maison de la Culture » sera construite autour des murs restant de l’église. Elle respectera la mémoire de Khénifra et sera aussi un trait d’union entre le passé et le futur.

Je me rappelle aussi :

  • Les fantasias, avec les chevaux magnifiques de Khénifra
  • Le retour de sa Majesté Mohamed V, de son exil à Madagascar, et son passage à Khénifra en 1956 sur son majestueux cheval blanc
  • Une invasion de criquets sur une hauteur de plusieurs mètres qui à tout détruit sur son passage
  • Les excursions de plusieurs jours que nous faisions sur les plateaux environnants
  • Etc….. La liste des souvenirs est sans fin

Cette simple et très heureuse enfance passée à Khénifra est pour moi inoubliable.

Mes racines sont définitivement ici à Khénifra.

Je suis vraiment très heureux et ému aujourd’hui de revenir à Khénifra et de participer à cette Opération Cartables pour nos enfants.

Je remercie du plus profond de mon cœur «l’Association TAÏMATE», Fraternité en Berbère :

  • Saïda, initiatrice de cette très belle et noble aventure, constamment sur le terrain,
  • Fadila, qui s’occupe des aspects administratifs, véritable moteur pour faire avancer ce projet,
  • Nezha, qui par sa présence, sa connaissance et ses actions est la véritable caution de ce projet
  • Tous les bénévoles.

Ils concourent tous avec force, conviction et détermination à la construction et à la réussite de ce projet.

La plus grande récompense, pour nous tous, a été de voir aujourd’hui, tous ces enfants heureux, plein de vie, qui ne demandent qu’a apprendre,

repartir avec leur cartable,

une étoile brillant au plus profond de leurs yeux.

Ils sont notre Avenir, cela est notre Responsabilité.

Enfin je remercie Aziz, qui a aussi sa part dans cette Association TAÏMATE

Aziz, par ses différentes actions, en dehors de cette association, œuvre à l’épanouissement de cette belle ville de Khénifra et de sa Province, dont il est tombé amoureux.

Merci Aziz

 

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